Deux représentantes de l’Ambassade de Madagascar ont suivi avec intérêt le 13ème Forum Germano-Africain de l’Energie organisée par « Afrika Verein » Assocation Economique germano-africaine du 26 au 28 Mars 2019 à Hambourg.

Le déplacement a été optimisé pour, entre autres, rencontrer des entreprises déjà présentes à Madagascar, et notamment, celles qui veulent revenir et renforcer leur présence, à l’exemple de ABB,  SIEMENS, VOITH, GAUFF, MAN Energy solutions, Eranove, pour engager des discussions sur des opportunités d’investissement à Madagascar, assister au « country session » du Togo, ayant des projets similaires à mettre en œuvre à Madagascar , c’était également une opportunité pour échanger sur des sujets d’actualités et les défis à relever avec le Consul Général Honoraire de Madagascar à Hambourg.

Des différents discours d’ouverture par le Président de l’Afrika Verein, suivi par des prises de parole du Secrétaire d’Etat du Ministère Fédéral de l’économie et de l’énergie, et du Ministre d’Etat au Ministère fédéral des affaires étrangères, plusieurs éléments méritent l’attention, à savoir, comment rattraper la Chine qui est le premier financeur du Continent, comment combiner les forces pour que l’Afrique dispose de l’énergie nécessaire pour non seulement satisfaire les besoins de la population mais surtout pour booster l’économie, créer des emplois, notamment pour les jeunes et les femmes.

Organisé sous le thème « Réaliser et financer la révolution énergétique en Afrique », le forum a mis en exergue au travers des différents panels de discussion les domaines les plus prometteurs en matière de possibilités d’investissement et de coopération énergétique entre les entreprises allemandes et africaines, notamment les systèmes énergétiques intelligents, la valorisation énergétique des déchets, les solutions off-grid, la conversion du gaz en électricité et le développement d’infrastructures énergétique, en particulier dans les domaines du transport et de la distribution, les énergies renouvelables, les systèmes hybrides, le renforcement des compétences et le financement des projets énergétiques. Le rôle des femmes dans la société n’a pas été en reste puisqu’une session « Women in power », leur a permis de discuter des défis qui les attendent pour épouser le principe d’utilisation d’une énergie respectueuse de l’environnement dans chaque ménage en régions urbaines et rurales/ reculées, et garantir la santé de leur famille.

Quelques essais de réponse, en deux jours se résument en la nécessité d’investir dans les infrastructures, de transférer la « bonne technologie », de créer des systèmes de financement viables entre les acteurs (garantie de l’Etat, assurance de garantie, soutien de l’Allemagne), d’assurer un environnement favorable aux investissements, et de former les jeunes pour des emplois qualifiés. L’aspect « recherches et développement », n’a pas été laissé de côté, dans un contexte d’efficacité énergétique différente par pays.

 Il a par ailleurs été souligné que l’Allemagne doit jouer un rôle modèle par rapport aux compétiteurs internationaux et adopter une approche holistique, allant au-delà du seul secteur de l’énergie.
Sur une autre échelle, mais toujours dans le cadre de la réduction des risques, des pays, dont Madagascar, font partie de programmes comme le PDP: « programmes de développement de projets» .

Il a par ailleurs été mentionné fièrement que 2018 a été une année de record en termes d’investissements dans le Continent africain : 1 milliard d’euros ( soit une hausse de 10% jamais enregistré), de même, Hermès, l’assurance couverture financière a fait un bon score de 60% d’augmentation en un an, l’objectif étant d’assurer une croissance de 2 à 3 milliards pour cette année.

Sur une note optimiste, les principes ont été acquis suivant lesquels les énergies renouvelables constituent un pilier principal de l’approvisionnement en électricité, il s’agira également d’assurer une complémentarité transrégionale (cas du Ghana une fois les objectifs atteints). L’interdépendance et complémentarité entre pays africains ont été mises en exergue : le libre échange est prévu dans le secteur, reflétant la zone de libre échange du Continent, entré en vigueur grâce à la ratification récente de la Gambie.

Il est aussi essentiel de combiner les renouvelables et l’efficacité énergétique, apanage du succès permettant la promotion du commerce et des affaires.

Dans tous les cas, tous les intervenants africains s’accordent à affirmer que la perception des risqué en Afrique se doit d’être révisée, le secteur est attractif, place à la coopération et à l’action concrète, avancer ensemble, même à différentes vitesses.